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Les critères pour bien choisir sa guitare

Avoir choisi le style de guitare que vous voulez jouer est une chose (guitare classique, folk, électrique ou basse…), mais il faut aussi se fier à d’autres critères pour être sûr de faire le bon choix ! Le prix, l’apparence ou encore si vous êtes gaucher ou droitier changera la donne. Alors comment choisir ? 

 

Le prix

 

"Guitare de qualité" ne veut pas forcément dire "guitare chère"

« Guitare de qualité » ne veut pas forcément dire « guitare chère »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant l’achat de la guitare, vous devez vous poser quelques questions : d’abord, fixez un budget. Combien êtes-vous prêt à dépenser ? Vous êtes débutant et donc mieux vaut ne pas dépenser trop dans votre première guitare, vous ne savez pas encore si votre motivation va durer, et si l’instrument vous plaira.

Il faut tout de même investir un minimum pour avoir un instrument de qualité acceptable et ne pas vous dégoûter. Il faut donc faire un compromis.

 

Attention, vous devrez certainement acheter d’autres accessoires indispensables. En particulier si vous achetez une électrique, n’oubliez pas le coût de l’ampli, qui peut parfois être aussi cher que la guitare elle-même.

 

Un prix élevé, pas forcément égal à une guitare de qualité

 

Une guitare coûteuse n’est pas toujours gage de qualité. Certaines coûteront 100 ou 200 euros de plus et seront terriblement médiocres. Renseignez-vous bien avant l’achat et lisez les avis sur les produits. Ne vous laissez pas seulement guider par le prix.

En règle générale, pour une bonne guitare de débutant, ne dépensez pas moins de 150 euros. Les prix des bons modèles commencent généralement vers 200 euros, un peu plus si vous souhaitez une finition soignée et garder votre instrument toute la vie, mais au fur et à mesure de vos progrès vous voudrez certainement acheter une guitare de meilleure qualité et vous serez plus sûr alors de ce que vous voulez.

 

 

L’apparence

 

Pour que vous soyez motivé et fier de la montrer à tous vos amis, il faut que cette guitare vous plaise ! Lorsqu’on est débutant, le premier critère que l’on remarque, c’est évidemment l’apparence.

Une belle guitare n’est pas forcément un gage de qualité, mais cela peut être décisif pour votre avenir de guitariste. Une guitare qui vous plaît vous donnera envie de travailler et de pratiquer régulièrement.

 

guitare vintage

 

Regardez les formes et les couleurs que vous aimez. Certains modèles sont devenus tellement phares qu’ils sont aujourd’hui déclinés sous plusieurs marques (par exemple la Fender Stratocaster ou la Gibson Les Paul qui sont parmi les plus connues).

Regardez aussi les finitions : reste-t-il des traces de colle ? Cherchez des anomalies, regardez l’intérieur de la guitare à travers la rosace. Vérifiez bien que les frettes ne dépassent pas et sont correctement insérées en glissant votre main le long du manche de la guitare. Grattez les cordes à vide, vérifiez qu’il n’y a ni buzz, ni cliquetis.

 

Pour le reste, ne vous limitez pas à un modèle, mais faites-vous plaisir !

 

Gaucher ou droitier ?

 

Une guitare se choisit différemment lorsque l'on est gaucher.

Une guitare se choisit différemment lorsque l’on est gaucher

Si vous êtes droitier, vous n’aurez pas trop de problème pour trouver votre guitare. En revanche, si vous êtes gaucher, cela se complique. En effet, certains gauchers jouent de la guitare comme des droitiers, d’autres non, et les modèles pour gauchers sont plus difficiles à trouver. Alors que choisir ?

 

 

 

 

Tout d’abord, notez qu’un débutant en guitare, qu’il soit droitier ou gaucher sera forcément maladroit de ses deux mains au départ. Il va falloir modeler vos mains car vous ne serez pas naturellement à l’aise tout de suite avec une guitare entre les mains.

Vos deux mains sont très importantes, chacune de manière différente. L’une devra être forte, souple et précise pour appuyer sur les cordes. L’autre sera dynamique, légère et aussi précise pour gratter ou pincer les cordes.

 

 

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Au départ, il est fort probable qu’aucune de vos deux mains ne sera privilégiée par rapport à l’autre. Beaucoup de gauchers vont donc faire le choix de jouer comme des droitiers.

En revanche chez un vrai gaucher, les hémisphères cérébraux sont inversés. Le rôle de chaque hémisphère étant différent, un vrai gaucher jouant a droite a généralement plus de problèmes de rythme et peut avoir plus de mal a chanter en s’accompagnant a la guitare.

 

 

Nos conseils pour les gauchers

 

Il vous faut tout de même savoir qu’en choisissant une guitare spécifique pour gaucher, vous aurez un choix plus réduit (bien que là plupart des modèles les plus connus existent désormais en version gaucher) et elles coûtent souvent plus cher. Dans ce cas, vous pouvez aller tester dans un magasin, puis tenter de faire une bonne affaire sur internet.

Il existe d’autres possibilités comme jouer avec une guitare de droitier à l’envers en inversant ou non les cordes, mais cela sera trop compliqué pour un débutant, parce qu’il faudra modifier la guitare ou votre jeu.

Ce que je conseille donc, c’est de tester les deux. Essayer une guitare pour droitier, puis pour gaucher, si vous êtes vraiment plus confortable sur la gauche, concentrez-vous sur les modèles pour gauchers.

 

Pour en savoir plus sur le matériel de guitare en général, n’hésitez pas à visiter la page qui y est consacrée afin de retrouver tous nos articles, et téléchargez notre guide d’achat pour débutant où vous retrouverez tous nos conseils pour vous aider à choisir votre matériel pour la première fois.

 

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3 genres de Blues que doit connaître un guitariste

Vous avez lu nos articles sur l’histoire du blues ou sur “Les 10 meilleurs guitaristes de Blues” et vous souhaitez maintenant certainement en savoir plus ! Ce genre musical si riche, dont on pourrait parler pendant des heures.

Il existe une telle variété de blues avec leurs spécificités qu’il serait difficile de tous les décrire dans cet article. Mais aujourd’hui, nous vous proposons de vous donner un petit aperçu des styles de blues les plus connus.

Bien qu’ils aient tous eu un impact sur l’évolution du blues, les trois types de Blues dont nous allons vous parler ont certainement été les plus innovants. Alors blues traditionnel, Chicago blues ou blues rock… Nous allons vous présenter ces blues aux spécificités si différentes et qui ont marqués l’histoire.

 

Le blues traditionnel

 

Alors par où commencer… Je souhaitais tout d’abord vous parler de l’un des styles de blues le plus connu et le plus vieux. Il se rapporte surtout à de nombreux sous-genres du blues, et c’est aussi ce qui en fait sa richesse ! J’en parlerai donc d’une manière générale, sans détailler toutes les sous-catégories auxquelles il se rapporte.

Pour mettre les choses à plat, sachez qu’il y a eu tout d’abord la naissance du Blues, au sens le plus pur du terme et tel que nous le connaissons. Il est né au sud des États-Unis, dans les camps d’esclavages. Très vite a suivi le Delta Blues.

Si ce n’est pas déjà fait, nous vous invitons à lire notre article sur l’histoire du blues, qui rappelle ses origines.

 

Les particularités du blues traditionnel

 

C’est peu de temps après que le Delta Blues que le Blues traditionnel fait son apparition. Il se développe en fait suite à l’abolition de l’esclavage, lorsque la population afro-américaines commence à quitter la campagne pour trouver du travail, dans le nord des États-Unis.

Le blues traditionnel s’est ainsi rapidement développé dans toute l’Amérique, donnant naissance à de nombreux styles et variantes comme le Detroit blues, le Texas blues, le Memphis blues, le Piedmont blues, le Western blues, le Louisiana blues… etc. Il en existe une telle variété qu’on ne pourrait tous les citer !

 

blues-traditionnel2

Le Blues Traditionnel est un blues acoustique

 

Ce que vous devez retenir, c’est qu’on appelle “Blues traditionnel” toutes formes acoustiques du blues. Ce qui nous intéresse, c’est qu’il est particulièrement joué avec des instruments à cordes, qui ont eux même donné naissance au blues. Et je ne parle pas de n’importe quel instrument à corde, non non ! Je parle bien sûr ici de la guitare.

 

 

 

 

Ce genre de blues est aussi appelé folk-blues, blues rural ou country blues.

Le blues traditionnel puise son inspiration à la fois dans le ragtime (genre très à la mode au début du vingtième siècle), mais aussi dans le jazz, dans la country ou encore dans les chants religieux. De la même manière, ses spécificités telles que les gammes pentatoniques, les progressions d’accords ou la “blues note” inspirent ces genres musicaux que nous venons de citer.

 

La naissance du bluesman

 

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John Lee Hooker, figure du Chicago Blues, Rue Hasting, années 1940

 

Si vous vous demandez d’où vient la figure des bluesmen, et bien sachez que c’est aussi à cette période qu’apparaît cette figure mythique ! Ils se feront très largement connaître par le public à Détroit, dans le ghetto Black Bottom (si vous êtes encore plus curieux, c’était sur la rue Hasting). Ils deviendront aussi très célèbres à Chicago, mais nous en parlerons plus tard.

 

En tant que grands bluesmen traditionnels, on retrouve en partie Son House, Charley Patton ou encore Blind Willie Mc Tell.

 

Le Chicago Blues

 

Comme grande ville du Blues, il y a avait Détroit, nous venons d’en parler. Mais il y avait aussi Chicago ! Cette ville a pris sa réputation de ville du blues grâce à l’exode rurale et à l’arrivée des musiciens bluesmen du Mississippi. Nous vous citerons leurs noms plus bas.

 

Le Chicago Blues, qu’est-ce que c’est ?

 

Le Chicago Blues a fait son apparition dans la première moitié du vingtième siècle, dans les années 40, grâce à la multiplication des groupes de bluesmen et à leur arrivée massive à Chicago (si vous n’aviez toujours pas compris).

 

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Le guitariste Big Bill Broonzy et son groupe, années 1940

 

Le chanteur de blues, seul avec sa guitare, rejoint alors pianiste, bassiste et batteur et rajouterons parfois à leur orchestre les instruments cuivres, principalement l’harmonica.

Cette structure musicale est la base de longues années de musique derrière eux, puisqu’elle sera reprise quelques années plus tard par les groupes de rock.

 

 

 

 

La guitare électrique, la scène…

 

Ce qui caractérise aussi le Chicago Blues, et qui le rend essentiel, c’est l’apparition de la guitare électrique. Elle leur permettra de revenir à leurs fondamentaux, les instruments à cordes, après une période de musique blues jouée au piano. Et oui, arrivés en ville, les bluesmen ne pouvaient pas jouer assez fort avec leur guitares acoustiques. Mais avec le Chicago Blues, ce problème fût réglé !

C’est durant cette période de l’après-guerre que le public commence réellement à s’intéresser au blues. Alors qu’il fut un temps où le blues était considéré comme “la musique du diable”, on y trouve avec le Chicago Blues et l’amplification des guitares des sonorités nouvelles, plus bruts, plus profondes, plus intenses et dramatiques.

 

L’industrie du disque aura elle aussi profondément émergée après la guerre, et s’intéressera aux bluesmen et à leur groupe. Les musiciens passeront donc de la rue ou des cafés, aux salles de concerts et aux studios d’enregistrement.

Si vous souhaitez avoir une idée du Chicago Blues, vous pouvez écouter Albert King, l’une des figures du Chicago blues les plus connus. Ici, « Blues Power », plus tard que l’âge d’Or du Chicago Blues, dans les années 1970 : 

 

 

En guitariste de légende dans le Chicago Blues, vous retrouverez notamment Big Bill Broonzy, issu de l’âge d’or du Chicago Blues des années 1930-1940.

 

Le Blues Rock

 

Vous ne pouvez pas, ne pas connaître le Blues Rock. Vous ne pouvez pas, puisque ce sont des grands groupes et guitaristes tels qu’Eric Clapton ou les Rolling Stones qui ont développés ce style de blues. Ou plutôt ce sont eux, qui ont révolutionnés l’histoire de la musique.

Le blues rock s’est en fait développé en deux temps. Initialement, c’est en Angleterre que le Blues Rock est né, mais les musiciens américains ont très vite suivis.

 

Le Blues Rock, du rock’n’roll ou du blues ?

 

Ce n’est pas très difficile à deviner… Le blues rock mêle le blues et le rock’n’roll. Mais il faut reconnaître qu’il est plutôt difficile de faire distinctement la différence.

 

C’est en fait le style précurseur du rock. La plupart des grands groupes de rock et des guitaristes et figures mythiques des années 1960 et 70 s’en sont inspirés. Ils ont fait découvrir au jeune public ce qu’était le blues.

Le Blues Rock est apparu dans la foulée des grands personnages du blues moderne étasuniens, telles que BB King ou John Lee Hooker. Ils ont inspiré une nouvelle génération de grands musiciens, d’abord britannique, comme les Yardbirds ou Cream, puis américains avec Hendrix, Joplin ou Stevie Ray Vaughan.

Comme nous l’avions dit précédemment dans la partie sur le Chicago Blues, la composition des groupes de bluesmen a largement été repris par les groupes de rock.

Si vous êtes un grand rockeur dans l’âme, il faut que vous sachiez que même si ce sont deux styles différents, le rock, c’est d’abord du blues.

 

Encore, et toujours du blues…

 

Même après l’apparition du rock, le blues n’a donc pas cessé de sonner. Pour entendre du blues rock, vous pouvez écouter ce morceau « Yer Blues », presque inimaginable : il réunit John Lennon, Clapton,  Keith Richards, et le batteur du groupe d’Hendrix, Mitch Mitchell, à l’occasion du concert « Rock & Roll Circus », en 1968. Admirez, écoutez :

 

Pour apprécier encore plus ce qu’est réellement le blues rock, je vous laisse découvrir cet article qui vous fera découvrir des pépites des années 1960-1970.

 

Et voilà, vous êtes maintenant incollable sur trois blues qui ont marqués l’histoire !

Évidemment, tous les genres de blues ont eu une influence et on été importants dans l’évolution de blues, mais pour la guitare, ces trois là ont été majeurs.

  • Le blues traditionnel a marqué le succès de la guitare acoustique.
  • Le Chicago Blues a été l’un des premiers genre de blues à utiliser la guitare électrique.
  • Le blues rock a été porté par des guitaristes et légendes du rock.

 

Nous espérons en tout cas que cet article vous aura plu ! Si c’est le cas, vous pouvez bien évidemment le partager sur les réseaux sociaux.

Aussi, n’hésitez pas à nous dire en commentaires si vous souhaitez que nous fassions un article sur d’autres style de blues (cela nous ferait très plaisir!).

En attendant, vous pouvez toujours retrouver notre cours de blues, Le Blues Dans La Peau.

 

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L’histoire du blues à la guitare

Nous savons tous ce qu’est plus ou moins le blues, de près ou de loin. A travers certains musiciens devenus des légendes dont nous avons au moins une fois entendu parler, par les films américains ou par un quelconque reportage à la télévision.

Mais savez-vous d’où vient le blues ? Pour nous, guitaristes, il est important de connaître ce genre musical mythique. Le blues à la guitare nous permet de perfectionner nos solos, notre improvisation, notre rythme… Mais au delà de ça, nous nous devons de connaître son histoire pour mieux appréhender son apprentissage !

Amis guitaristes, nous vous faisons aujourd’hui une rétrospective de l’histoire du blues à la guitare. Il est officieusement apparu aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle, mais n’a cessé d’évoluer jusqu’à nos jours.

 

Que signifie le blues ?

 

Vous retrouverez sur notre blog un bon nombre d’articles sur le blues et comment le jouer à la guitare. Nous parlerons aussi dans la prochaine partie de l’article d’où vient le blues.

 

Mais que signifie le blues ?

 

En fait, ce terme vient à l’origine de l’expression anglaise “Blues devils”, qui signifie “idées noires”. Nous retrouvons aussi cette idée dans une de nos expressions populaires, “avoir le blues”, qui signifie être légèrement triste, être mélancolique ou comme nous pourrions traduire en langage plus littéraire, ce que Baudelaire appelait “avoir le spleen”.

bluesmen

 

Mais revenons à notre Blues. Ce genre musical n’avait pas de nom prédéfinit jusqu’à ce que l’écrivain américain Washington Irving associe le mot “blues” au sens où nous le connaissons, en 1807.

Le blues signifie donc une forme de plainte, un sentiment douloureux. Il s’inscrit plus précisément dans un style poétique qui vise l’expression des émotions comme l’une des plus fréquente dans le blues, la mélancolie.

 

L’origine et l’histoire de la musique blues

 

En écoutant le blues, on se rend donc compte très rapidement que ce que veulent faire passer ceux qui jouent, c’est une forme de complainte. Par la musique ou par la voix. Mais d’où vient ce “blues devils” dont nous avons parlé précédemment ?

Nous ne ferons pas une histoire détaillée du blues et de l’apparition de tous ses sous-genres, nous risquerions d’y passer des nuits. De plus, nous verrons les différents types de blues dans un prochain article.

Il s’agit ici de vous raconter les grandes origines du blues, qui sont le fondement de tous les autres types de blues ainsi que du blues à la guitare comme il peut exister.

 

Les origines de la guitare blues

 

Nul ne sait exactement quand le blues est apparu. Comme nous l’avions dit précédemment, le Blues serait né au Sud des États-­Unis à la fin du XIXème siècle. La légende dit que le Delta du Mississipi fut son berceau.

Son histoire commence grâce à la population afro-américaine, esclaves originaires d’Afrique déportés sur le continent américain. Leur chants de travail exprimait leur dur labeur et leur tristesse. Le blues était donc d’abord un genre vocale avant d’être musical. Il pouvait tout de même parfois être accompagné d’instruments de musique rudimentaires, comme les toutes premières guitares construites d’une corde et d’une pièce en métal.

 

Tout comme le gospel, le blues en tant que style musical trouve donc ses racines dans les chants traditionnels et les spirituals.

A vrai dire, il n’y a aucun document fiable permettant de dater avec précision la naissance du blues. Nous savons simplement que les toutes premières partitions ont été publiées en 1912 et que le blues se formalisera très vite.

 

Le blues après-guerre

 

Après l’abolition de l’esclavage, les populations noires ont particulièrement migrées vers les régions du Nord, dans l’espoir de trouver du travail dans les usines.

Alors que dans les campagnes, la guitare acoustique servant au blues ne nécessitait pas d’amplificateur, cela n’a pas été la même chose lorsque les bluesmen sont arrivés en ville.

 

blues-piano

 

Passant d’une musique rurale à un style plus urbain, les joueurs de blues ont donc préféré pendant un temps le piano à la guitare acoustique. Le ragtime, joué au piano et très populaire a grandement inspiré le blues. De plus, le son des guitares acoustiques n’était pas assez puissant pour pouvoir jouer dans les bars, les restaurants ou dans la rue.

 

Le piano était donc principalement utilisé pour le blues, précisément jusqu’à l’arrivée de la guitare électrique dans les années 30.

Les premiers groupes ont donc commencé à se former, il étaient composés généralement d’un pianiste, de guitaristes, et d’un batteur. Ils se produisaient dans les bars des grandes villes comme Chicago ou Détroit dans le ghetto de Black Bottom, sur la rue Hasting. Les blues-men et women finiront par remplir les salles de concert.

Dans les années 1950, Chicago devient un haut lieu de la musique blues. Elle accueillera des nouveaux musiciens fraîchement arrivés des états du Sud. La guitare électrique prendra de plus en plus de place dans la vie des joueurs de blues et inspirera les nouvelles générations, jusqu’à l’invention du rock.

 

Junior Wells et le guitariste Buddy Guy, dans les années 1950 à Chicago

Junior Wells et le guitariste Buddy Guy, dans les années 1950 à Chicago

 

Depuis les années 1970 à 1980, la musique blues évolue toujours et inspire les artistes du monde entier. Le blues est précurseur de nombreux styles musicaux et continuera de l’être !

 

Les particularités du style blues

 

Vous retrouverez toutes les particularités détaillées du style blues dans notre rubrique qui lui est dédiée. Mais rappelons tout de même les grandes particularités du blues qui le distingue si bien des autres genre musicaux.

Le blues se caractérise par des spécificités techniques : un rythme ternaire syncopé, une harmonie dite en I-­IV-­V et l’utilisation des notes blues dans la gamme pentatonique.

Pour ma part, je trouve que les fondements et la théorie du blues nous permettent de mieux connaître notre guitare, à travers les impro, les solos, etc…

 

Les grands noms du blues

 

Certains guitaristes sont devenus des icônes. Pour leur technique, leur style, leur présence scénique, leurs compositions mythiques… Et parfois même pour tout cela à la fois ! Voici quelques noms incontournables de la Blues Guitare…

  • Le blues traditionnel fut marqué par de grands noms tels que Robert Johnson ou Son House.
  • Le delta blues voit apparaître John Lee Hooker, Charley Patton ou encore Muddy Waters.
  • Le chicago blues fait la part belle à Albert King ou T­Bone Walker.
  • Et parmis les joueurs de blues modernes, on trouve Stevie Ray Vaughan, Taj Mahal et BB King.

Bien sûr, certains artistes ont connu une carrière de plusieurs décennies, ils ont marqué l’histoire de la musique blues à différentes périodes et dans différents styles…

Cette liste est bien évidemment succincte mais nous espérons qu’elle vous donnera envie d’en savoir plus sur le blues et ses nombreux artistes !

Pour finir cet article en beauté, nous vous proposons d’écouter un titre de Muddy Waters et son groupe de bluesmen, « Got My Mojo Workin’ » :

 

N’hésitez pas à lire nos autres articles si vous souhaitez poursuivre votre lecture.

En tout cas, nous espérons que notre article vous a plu. Dites nous en commentaire quel est le guitariste de blues que vous aimez le plus !

 

Cet article L’histoire du blues à la guitare est apparu en premier sur Cours de Guitare débutant.

L’incroyable guitare Jazz de Wes Montgomery

Naissance d’une étoile du Jazz

John Leslie Montgomery naît le 6 mars 1923 à Indianapolis. Il est le deuxième d’une fratrie de cinq passionnés de musique. Les cinq frères et sœurs grandissent ensemble, baignant dans le quatrième art. Trois d’entre eux deviendront de grands Jazzmen : Le grand frère Monk à la contrebasse et basse électrique ; le petit Buddy au piano et au vibraphone ; et enfin John Leslie, qui deviendra une légende de la guitare sous le nom de Wes Montgomery.

Wes Montgomery In Concert

John Leslie devient Wes Montgomery

A l’âge de 19 ans, il se lance dans l’apprentissage de la guitare électrique. Il apprend seul, en imitant son idole : Charlie Christian (considéré aujourd’hui comme le pionnier de la guitare électrique en Jazz). Wes utilise son pouce plutôt qu’un médiator. Cela restera la marque de fabrique de son jeu de guitare.

Avec ses frères Buddy (pianiste, vibraphoniste) et Monk (contrebassiste), il fonde The Montgomery Brothers. Le trio se produit régulièrement dans des clubs de leur ville natale.

En 1948 Wes Montgomery rencontre Lionel Hampton. Le vibraphoniste le recrute dans son big band. C’est à ses côtés qu’il réalise ses premiers enregistrement en tant qu’accompagnateur (ou sideman, comme l’on dit dans le milieu). Les deux hommes tourneront ensemble pendant deux ans. L’occasion pour Montgomery de se forger une solide expérience sur scène.

Le vibraphoniste Lionel Hampton

Le vibraphoniste Lionel Hampton

Après cette belle période musicale, c’est le retour à la réalité pour Wes… Une réalité plus dure, et éloignée des joies de la scène. Avec sept enfants à nourrir, il passe de longues et pesantes journées en usine. Il ne range pas sa guitare pour autant ! Il travaille le jour. Le soir, il prend son instrument et se produit dans les clubs d’Indianapolis. Petit à petit, la musique reprend le dessus, et des projets voient le jour : An 1957 il réalise plusieurs enregistrements avec The Montgomery Brothers et le trompettiste Freddie Hubbard, lui aussi originaire d’Indianapolis.

En avril 58, les frères Montgomery sortent l’album Montgomery Brothers. En voici un extrait avec Montgomeryland Funk

Puis un soir de septembre 1959, quelque chose change le destin de Wes Montgomery. Comme à son habitude, il joue au Missile Room. Mais cette nuit-là, quelqu’un de spécial s’était invité dans le public du petit club d’Indianapolis. Le trompettiste Cannonball Adderley, impressionné par la performance du guitariste s’est empressé de le sortir de sa ville natale, et de montrer au monde son talent incommensurable. La carrière du guitariste prend une autre dimension. Elle est marquée par trois périodes, chacune dans un label différent.


  • 59-63 : Années chez Riverside. Elles sont marquées par un jeu très spontané. Montgomery se produit dans des petits ensembles. Pendant ces quatre années ; il se met à enregistrer en tant que leader. La collaboration entre le guitariste et le label prend fin en 63, alors que ce-dernier fait faillite.

Je vous propose un morceau de l’album Fusion ! Le nom de l’album est ironique : Il ne s’agit pas de Jazz fusion. L’enregistrement se situe plutôt dans la lignée du Hard Bop : Un Jazz aux mélodies simples, avec une influence soul. Il est délicat, élégant.

Voici Tune up :


  • 64-66 : A la dissolution de Riverside, Wes Montgomery continue sa carrière d’artiste dans le label Verve. Montgomery y produit un Jazz accessible. Les enregistrements qu’il réalise chez Verve sont un succès qui va au delà du public Jazz ! Les nombreux albums de cette période sont variés : Wes s’accompagne parfois de gros ensembles, parfois de plus petites formations. Il rencontre notamment un grand succès avec le Wynton Kelly Trio, ou encore aux côtés de l’organiste Jimmy Smith (qui pour l’anecdote, participera à l’enregistrement de l’album Bad d’un garçon connu sous le nom de Michael Jackson).

L’album Bumpin’ sorti en 65 est considéré comme l’un des plus grands enregistrements de Wes Montgomery. Il est même nominé à la cérémonie des Grammy Awards.

Bumpin’:


  • 67-68 Wes signe chez A&M, un important label indépendant. Les trois albums qu’il enregistre pendant ces deux années rencontrent un succès retentissant. Il adopte un style très abordable : Des mélodies simples accompagnées de bois et d’instruments à corde. Ces trois album en fâchent cependant plus d’un. Le public Jazz que Wes Montgomery avait jusque-là séduit, lui tournera en partie le dos suite à la sortie de ses trois derniers albums… Des enregistrements peut-être jugés un peu trop « pop ».

Que retenir de ce grand guitariste ?

Comme les quelques rares guitaristes génies ayant parcouru nos tympans, Wes a apporté quelque chose à la musique. Quelque chose de palpable, de révolutionnaire. Quelque chose qui a marqué la musique au fer rouge et continue d’inspirer nombre de musiciens.

De quoi s’agit-il ? De spontanéité d’abord. Wes apprend seul la guitare. Charlie Christian a été le fanal qui l’a éclairé. Il puise dans le jeu de son idole. Son but, c’est la musicalité. Il s’est ainsi absout de toute contrainte, de toute règle. Peu importe que beaucoup de guitaristes utilisent un médiator. Peu importe que la guitare Jazz soit difficilement accessible. Il joue sans se poser de question, en se laissant guider par son oreille.

C’est là qu’est le génie de Montgomery. Son approche du Jazz a rendu accessible une musique qui se veut souvent intellectuelle. Il est mélodique, envoûtant. Ses standards nous possèdent dès la première écoute… Wes Montgomery est un grand guitariste.

1965 : Wes Montgomery en live sur l’un de ses grands standards : Four on Six

Sa technique de jeu est très particulière

Jamais vous ne verrez Wes Montgomery utiliser un médiator. Le guitariste jouait tout avec son pouce. La raison ? Montgomery ne s’est pas mis au pouce pour une quelconque raison technique… C’était en fait pour ne pas provoquer la fureur de ses voisins ! Ce n’était que tard, après une longue journée de travail à l’usine que Wes pouvait jouer sur sa guitare. Pour ne réveiller personne, il devait faire le moins de bruit possible. Il a fini par jouer ainsi tout sa vie, la sonorité du médiator ne le satisfaisant pas.

Cette particularité lui confère un touché très caractéristique. Il nuance la moindre des notes qu’il exécute. Sa guitare chante littéralement. Il en sort un son chaud, ou au contraire sec et tranchant, au bon vouloir du guitariste.

A force d’utiliser son pouce, il repousse encore et encore ses limites techniques. Il attaque ses cordes aussi bien vers le bas qu’en remontant. George Benson écrit « Wes avait de la corne sur son pouce. C’est cette corne qui rend son son si unique… Et qui fait que personne ne l’égalera jamais en la matière ».

Son improvisation capte l’oreille et coupe le souffle

Il réinterprète la structure harmonique de ses morceaux au fur et à mesure de son improvisation. Le morceau évolue au rythme de ses soli. Voilà comment il conçoit ses improvisations : Il part d’un accord, et développe des idées musicales autour de cet accord. Seulement, les accords qu’il choisissaient étaient souvent différents de ceux joués par la section rythmique. Il sortait de la structure harmonique du morceau, lui donnant ainsi une autre teinte, au fur et à mesure que son improvisation avançait.

Là où Wes Montgomery est aussi immédiatement reconnaissable, c’est dans son jeu en octaves. Au lieu de jouer une mélodie avec des note simples, il les doublait avec leur octave aigüe. C’est une technique qu’il utilise très souvent dans ses improvisations.

S’ajoutent à cela des soli d’une fluidité incroyable, ainsi que des complexes mélodies d’accords. Voilà de quoi est faite la palette de jeu de Wes Montgomery.

L’arsenal de Wes Montgomery

Ses guitares

Wes Montgomery accordait peu d’importance à son équipement. Sa guitare était un « outil de travail ». On est loin de l’attachement qu’un BB King pouvait porter à son instrument.

« J’ai une guitare standard. Je n’ai jamais voulu avoir quelque chose d’exceptionnel… Comme ça si je laisse tomber ma guitare, je peux emprunter celle de quelqu’un d’autre ». Pendant toute sa carrière, il a joué quasi exclusivement sur la même guitare :

Une Gibson L-5 CES de 1963. A noter tout de même que Gibson lui en a confectionné un modèle Custom. On aura vu plus « standard » comme guitare …

La Gibson L-5 CES de Wes Montgomery

La Gibson L-5 CES de Wes Montgomery

Le guitariste a ponctuellement utilisé d’autres guitares, parmi lesquelles se trouvent :

-Une Gibson L-7. Le guitariste Kenny Burell la-lui prêta avec un ampli Fender Deluxe. C’est cette guitare qui est utilisée pour enregistrer l’album The Wes Montgomery Trio en 1959.

La Gibson L-7

La Gibson L-7

-Une Gibson ES-175. Elle est visible sur la couverture de l’album Movin’ Wes (1964)

La Gibson ES-175

La Gibson ES-175

Amplis

Dans son début de carrière, Wes Montgomery utilise un ampli à lampes Fender Super Reverb. Il s’agit d’un ampli combo assez costaud, avec quatre haut-parleurs.

Le Fender Super Reverb

Le Fender Super Reverb

Il finit par abandonner son ampli Fender au profit d’un Standel Super Custom XV 1965 de 70 watts.

Super Custom XV 1965 de la petite marque Standel

Super Custom XV 1965 de la petite marque Standel

En toute fin de carrière, il joue sur un Fender Twin Reverb.

Le Fender Twin Reverb

Le Fender Twin Reverb

Wes Montgomery n’a désormais plus de secret pour vous.

Partagez donc vos remarques ou anecdotes sur l’artiste dans la section commentaires !

Article par Giam

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Rodrigo y Gabriela, les métalleux aux guitares classiques

 

Tout guitariste qui se respecte devrait avoir écouté au moins une fois dans sa vie le duo phénoménal de Rodrigo y Gabriela. Ces deux mexicains nous réconcilie tous avec la guitare classique, même pour les plus métalleux d’entre nous.

Aujourd’hui, nous vous proposons une rétrospective du travail de ces deux talentueux guitaristes. Pour les plus amoureux d’entre vous, nous vous détaillerons les guitares qu’ils utilisent tout en vous expliquant leurs techniques de jeu à la guitare.

 

Rétrospective musicale

Quand on voit Rodrigo et Gabriela avec leur guitare classique en main, on s’attend au premier abord à un duo flamenco comme un autre. Mais quand on les entend, on change généralement directement d’avis.

 

Rodrigo y Gabriela

Rodrigo y Gabriela

 

Rodrigo Sanchez et Gabriela Quintero, souvent surnommé Rod y Gab, se sont rencontrés à Mexico, dans un groupe de trash métal appelé Tierra Acida. Lassé par le manque de public mexicain et ne rencontrant pas le succès souhaité, ils s’envolent tous les deux pour l’Europe, en Irlande, précisément.

C’est à partir de ce moment où ils arrivent sur les terres celtiques qu’ils rencontrent un succès fou. En 2006, ils sortent un album appelé purement et simplement Rodrigo y Gabriela, qui les propulsera numéro un des ventes de disques en Irlande.  

Après avoir conquis et assis leur notoriété, Rodrigo et Gabriela seront très demandés. Ils composeront des bandes originales de films comme Le Chat Potté en 2011, ou encore Pirates des Caraïbes, la même année.

Retrouvez ci-dessous un extrait du film Le Chat Potté. A partir de 2 minutes 10, vous reconnaîtrez “Diablo Rojo“, un des titres le plus connu du duo Mexicain, sorti en 2006.

 

 

Qui se doutait aussi que le duo irait jusqu’à faire honneur à la guitare classique en jouant à la Maison Blanche, en 2012, devant les couples présidentielles américains et mexicains. En interview, Gabriela a même avoué qu’elle pensait au départ que c’était une blague !

 

Leur jeu à la guitare

Tout ça pour vous dire que depuis une petite décennie, Rodrigo y Gabriela font du bien à nos oreilles.

On reconnaîtrait leurs chansons entre mille. Et comme nous n’imaginons pas Bonnie sans Clyde, nous n’imaginons plus non plus Rodrigo sans Gabriela. Chacun dans ce duo ont un rôle avec leur guitare très différent mais surtout très important.

Alors pour commencer, je vous poserais une question que je me pose dès que j’écoute leurs albums : dans quel genre musical, quel style de musique pourriez-vous catégoriser ce duo ? Comment pourrions-nous définir deux anciens membres d’un groupe de métal qui réinvente tout d’un coup la guitare classique ?

 

Rodrigo y Gabriela, c’est un mélange acoustique de rock, de métal, de folk… Avec toujours cette même influence et rythmique latine, tout droit venue du flamenco.

Pour définir Rodrigo y Gabriela, on pourrait dire que c’est un mélange qui réunit la musique du monde entier. En d’autres termes, tout le monde peut aimer ce qu’ils jouent !

D’ailleurs, les deux guitaristes enregistrent la plupart du temps leurs morceaux de leur album directement en live, ce qui fait vivre encore plus ce que joue leur guitare.

Ce qui les caractérise, c’est aussi leur répertoire de nombreuses reprises de classiques du rock qu’ils rejouent toujours avec leur propre style : écoutez leur reprise de Stairway to Heaven de Led Zeppelin, ou encore Orion qui est à l’origine de Metallica.

 

 

La deuxième chose que je me dis lorsque j’écoute ce qu’ils jouent à la guitare, c’est que j’aimerais jouer comme eux. J’aimerais avoir la vitesse de Rodrigo, la rythmique de Gabriela. Et je suis pratiquement certaine que vous, guitariste, que vous soyez débutants ou à un niveau plus confirmé, vous vous dites la même chose.

Il faut savoir que pour avoir leur propre orchestre à eux seuls, deux guitares suffisent. Et on pense désormais tous à la façon de Gabriela d’imiter la batterie en donnant les rythmes endiablés pendant les mélodies de Rodrigo.

 

Il s’agit en fait d’une technique de jeu lui permettant de jouer les percussions sur le corps de sa guitare en même temps que que de jouer la rythmique. Elle alterne avec la main droite entre le grattage des cordes et les coups de percussions. Pour ce faire, elle tapote sur sa guitare à certains endroits stratégiques comme près de la rosace, près du chevalet ou encore sur la partie supérieure de l’instrument.

Pour que mes explications soit plus claires, regardez dès la quarantième seconde de la vidéo ci-dessous, Tamacun, sorti en 2006. Vous verrez, c’est très impressionnant !

 

 

On reconnaît aussi le jeu des deux guitaristes grâce aux mélodies de Rodrigo, toujours plus vives et plus entraînantes les unes que les autres.

 

Rodrigo y Gabriela : leurs guitares, leur matériel…

C’est une question qui circule beaucoup sur Internet. Quelles guitares peuvent-ils utiliser pour jouer d’une façon pareil ?

Bien que leur talent est en grande partie à voir dans l’histoire, nous savons tous en tant que guitaristes que nous ne pouvons pas reproduire un tel son avec une mauvaise guitare.

 

La première chose à savoir, c’est que ce sont presque les premiers à avoir autant mis la guitare classique, acoustique, au service du rock. Il a donc fallu des guitares adaptée, à tel point que la marque Yamaha a créée deux modèles signatures, qu’ils utilisent la plupart du temps.

Gabriela joue donc avec une Yamaha NX2000R, un modèle haut de gamme.

 

La guitare de Gabriela, une NCX2000R

La guitare de Gabriela

 

Petit point technique, cette guitare de qualité possède une table en Epicéa massif d’Hokkaido (une petite île du Japon), son dos est en palissandre et son manche en acajou d’Afrique. Son manche et sa caisse son plus épais que la guitare de Rodrigo, puisque c’est généralement Gabriela qui joue le rythme.

La particularité de cette guitare est qu’elle possède un système appelé A.R.E. : ce procédé permet de vieillir artificiellement le bois et bénéficie d’un système de prise de son qui capture toutes les percussions de Gabriela sur scène.

La guitare de Rodrigo

La guitare de Rodrigo

 

 

 

 

La guitare signature de Rodrigo est un peu différente de celle de Gabriela. Outre le manche et la caisse, cette Yamaha NTX1200R est spécialement conçue pour les guitaristes habitués aux cordes en acier.

 

 

 

 

Il faut aussi savoir que Yamaha s’est inspiré des guitares du luthier irlandais Frank Tate qui a conçu un modèle de guitare pour Rodrigo y Gabriela. Elles sont elles mêmes basées sur le modèle Yamaha APX des années 1990.

Leur guitares sont équipés des très bonnes cordes de qualité d’Addario, réglées en tension normale. Elles possèdent aussi trois micros Neumann u87s : sur le manche, sur le corps de la guitare et un au milieu.

 

A ma grande surprise, Rodrigo y Gabriela utilisent aussi des pédales d’effets : la plupart du temps lorsqu’ils enregistrent en studio.

Gabriela utilise une pédale wha Dunlop Dimebag Cry Baby From Hell, une pédale de volume pour enlever le son de sa guitare sur scène quand elle ne joue pas, ainsi qu’un tuner.

Rodrigo, lui, joue avec une pédale DigiTech Whammy (la plupart du temps quand il joue des solos en concert), mais ne l’utilise pas en enregistrement. Sinon, il se sert de la pédale Dunlop Jimi Hendrix Signature Wah et de la Boss Over Drive.

 

Nous espérons que cette partie sur le matériel et les guitares de Rodrigo y Gabriela vous aura aidé si vous souhaitez avoir le même attirail pour jouer leurs morceaux !

D’une manière générale, nous espérons tout simplement que vous avez aimé cet article. Dites nous en commentaires quel est le morceau de Rodrigo y Gabriela que vous préférez, ou quelle est la performance de ces deux guitaristes qui vous a le plus marqué.

N’hésitez pas non plus à partager cet article sur les réseaux sociaux !

 

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Ce jeune garçon des Philippines s’annonce déjà virtuose !

Cette vidéo absolument bluffante nous présente un nouveau talent des philippines. Ce jeune garçon s’annonce déjà virtuose du chant et de la guitare. Ce niveau lui a demandé beaucoup de travail en plus de son don certain pour le chant, à suivre de près !

De nombreuses vidéos circulent sur le net représentant de talentueux jeunes gens interprétant d’impressionnant morceau.
Celui-ci fait parti de ceux qui parviennent à se distinguer du lot. Seulement 9 ans et déjà un maximum de fan, ça a de quoi faire rêver.
On lui souhaite un grand avenir dans le milieu guitaristique dans lequel on est certain qu’il ira loin !

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